Le tournoi des VI Nations approche à grand pas ! Les premiers matchs de la prestigieuse compétition européenne débuteront samedi 4 février avec un crunch très attendu. A cette occasion, l’équipe de Janusport fait un tour d’horizon des bets les plus intéressants d’ores et déjà disponibles !

Le programme


Les forces en présence

Angleterre

Les Anglais sont les clairs favoris des bookmakers pour la victoire finale. Il faut dire que les 14 victoires consécutives du XV de la Rose depuis près d’un an et demi ont de quoi impressionner. Déjà dominateurs à l’impact et dans le combat, les Anglais semblent encore avoir franchi un cap physique avec l’arrivée d’Eddie Jones à la tête de la sélection. Ses préparations physiques à base de séances de judo et de MMA ont déjà laissé quelques joueurs sur le carreau mais elles ont également permis à ses hommes d’étouffer physiquement leurs derniers adversaires. Malgré la clémence des instances disciplinaires, la voie vers la victoire ne leur est pas toute tracée en raison de l’absence de nombreux joueurs cadres pour les premières journées du Tournoi (les frères Vunipola, Joe Marler, Robshaw, …). Le choc contre l’Irlande étant placé à la dernière journée, Eddie Jones devrait pouvoir compter à temps sur les retours de ses forces vives pour le choc de la compétition.

L’effectif anglais est très qualitatif mais les nombreuses absences en troisième ligne lors des premières journées du Tournoi pourraient leur jouer des tours. Eddie Jones a malgré tout le bonheur de pouvoir compter sur des avants polyvalents, tels Itoje et Lawes, capables d’évoluer aussi bien en deuxième ligne qu’en flanker.  Si Ben Youngs est remarquable à la mêlée en club et en sélection, on suivra de près les performances de l’ouvreur anglais, quel qu’il soit, tout au long de la compétition. Si Georges Ford devrait logiquement commencer le Tournoi au poste de n°10, Farrell, plus solide au pied et en défense mais peut-être un peu moins doué balle en main, pourrai vite glisser de 12 à 10.

Enfin, on ne parle que rarement du poste de deuxième-ligne en France mais on vous conseille de jeter un coup d’oeil à l’abattage des locks des Saracens et de l’équipe nationale, Mario Itoje et Georges Kruis, probablement ce qui se fait de mieux au monde à l’heure actuelle.

Pour rappel, la deuxième ligne de l’équipe de France à la coupe du monde était composée de Pascal Papé et d’Alexandre Flanquart

Écosse

Le XV du chardon monte indiscutablement en puissance depuis la prise en main de la sélection par Vern Cotter. Craig Laidlaw, capitaine emblématique de la sélection, a ainsi récemment déclaré qu’il n’avait jamais joué dans une équipe écossaise aussi forte. Les faits lui donnent raison puisqu’au délà de résultats internationaux encourageants lors de la dernière tournée (défaite 22-23 contre l’Australie, victoire 19-16 contre l’Argentine), la province des Glasgow Warriors est sur un nuage en Champions Cup en se qualifiant pour la première fois de l’histoire des provinces écossaises en 1/4 de finale. Pour avoir une idée du niveau actuel d’une sélection, il est souvent nécessaire de se pencher sur la forme des provinces (écossaises, galloises, irlandaises) qui sont de véritables viviers pour les équipes nationales. Ainsi, 28 des 37 joueurs retenus pour les VI Nations portent habituellement les couleurs des Warriors ou d’Edimbourg. La séparation entre provinces et sélections est si poreuse que c’est Gregor Townsend, headcoach des Warriors qui prendra les rênes de la sélection après le départ de Vern Cotter pour le MHR.

Jonny Gray et Richie Gray

Historiquement un peu légers devant, les Ecossais pourront compter sur une deuxième-ligne aérienne composée des frères Gray et surtout sur leur pilier Zander Fagerson qui a mis au supplice plus d’un gaucher en Pro 12 et en Champions Cup en mêlée fermée. Derrière, Vern Cotter pourra compter sur un Finn Russell étincelant depuis le début de saison. Après un arrêt forcé de plusieurs mois suite à une commotion cérébrale, l’ouvreur des Warriors est revenu à son meilleur niveau, apportant énormément de vitesse au jeu de son équipe. Quelques doutes peuvent en revanche apparaître quant au niveau actuel des stars Mark Bennett et Stuart Hogg qui semblent moins décisifs que les années précédentes mais l’Ecosse sera indiscutablement une des équipes à suivre dans ce tournoi.

France

Avec une victoire contre les Samoa (52-8) et deux défaites les armes à la main contre l’Australie (23-25) et la Nouvelle-Zélande (19-24), le bilan de la tournée automnale des Bleus n’a rien d’infâmant. Les performances contre les grandes nations de l’hemisphère sud sont malgré tout à relativiser tant elles ont considéré le XV de France tel qu’il est, loin du top niveau mondial. Cheika avait ainsi aligné une équipe de qualité mais très largement remaniée (Folau, Moore, Kepu, Sio, Hooper absents) et les Néo-Zélandais semblaient prendre ce match un peu à la légère, usés par une très longue tournée réalisée dans la foulée du Four Nations.

Le tournoi des VI Nations ne réussit guère au XV de France ces dernières années puisque nos Bleus n’ont pas fini une seule fois sur le podium lors des 5 dernières éditions. Les années impaires, longtemps maudites car elles signifient des déplacements en Angleterre et en Irlande, sont désormais vues sous un meilleur jour tant elles rendent un bilan positif plus accessible (victoires espérées en Italie et contre le Pays de Galles et l’Ecosse à domicile). Handicapés par de nombreuses blessures (Fofana, Ben Arous, Chat, Ollivon, …), les Bleus se privent également de joueurs de grande qualité. On pense évidemment à Morgan Parra qui aurait pu reformer, avec Camille Lopez, la charnière clermontoise en équipe de France. La titularisation annoncée de trois troisièmes-lignes centres laisse également songeur dans le jeu sans ballon et il sera probablement bien délicat pour Picamoles, Gourdon et Goujon de rivaliser dans les rucks face à James Haskell ou à face la troisième ligne irlandaise. L’équipe de France compte heureusement dans ses rangs des joueurs, très différents, au talent brut et l’on espère voir Virimi Vakatawa et Baptiste Serin, confirmer au plus haut niveau les fabuleuses dispositions déjà entraperçues.

Une invincibilité à domicile et des points de bonus défensifs grappillés chez les ogres irlandais et anglais suffiraient déjà à notre bonheur.

Morgan Parra priant pour une blessure de Machenaud, Serin, Bézy, Tillous-Borde, Kockott, Lesgourgues et Rado pour, peut-être, revenir en équipe de France

Irlande

L’Irlande a depuis quelques mois clairement le vent en poupe. Au-delà d’une victoire historique (40-29) contre les Blacks à Chicago et d’un succès contre l’Australie (27-24) en novembre dernier, les Irlandais réalisent des performances impressionnantes en clubs avec le Munster et le Leinster qui ont dominé de la tête et des épaules leurs poules respectives de Champions Cup. Les Irlandais semblent être rentrés dans un cercle vertueux grâce à une parfaite alchimie entre provinces et sélection nationale. Leur charnière Connor Murray – Jonny Sexton est indiscutablement ce qui se fait de mieux sur le continent européen voire sur la planète rugby (aux coudes à coudes cette saison avec Aaron Smith et Beauden Barrett). Les maîtres-à-jouer irlandais sont bien aidés par une troisième ligne colossale composée de Sean O’Brien – Jamie Heaslip – CJ Stander toujours dans l’avancée qui permet de donner du temps et des ballons propres à ses trois-quarts. Une incertitude plâne malgré tout sur l’état physique de Jonny Sexton, légérement touché au mollet, qui n’est pas certain de disputer la premiere rencontre en Ecosse. Il serait alors remplacé par Paddy Jackson, brillant cet été avec l’Irlande en Afrique du Sud mais un peu plus effacé cette saison avec l’Ulster.

Le calendrier irlandais n’est pas des plus faciles puisqu’ils devront se déplacer en Ecosse et au Pays de Galles dans des matchs très piégeux puis affronteront l’Angleterre à domicile pour la conclusion du tournoi. Malgré ce programme chargé, l’Irlande est indiscutablement le grand favori de la compétition avec le XV de la Rose.

Alchimie irlandaise

Italie

Une cuillère de bois, une ! L’Italie a certes battu l’Afrique du Sud (20-18) lors de la dernière tournée mais elle s’est aussi inclinée contre les Tonga à domicile (18-20). Avec un calendrier difficile (déplacement en Ecosse, traditionnellement le match le plus accessible), les Italiens chercheront à accrocher les Gallois et les Français à domicile. Si ces sélections nationales devront prendre ce match avec sérieux, il nous semble bien difficile pour les coéquipiers de Sergio Parisse d’éviter une autre place que la dernière.

Pays de Galles

Après une première rencontre immonde contre l’Australie (8-32) lors de la tournée automnale, les Gallois se sont bien repris, malgré un match compliqué contre le Japon (33-30), obtenant des victoires de prestige contre l’Argentine (24-20) et une Afrique du Sud en perdition ces derniers mois (27-13). Le XV du Poireau pourra compter sur ses hommes forts habituels, notamment l’excellente troisième-ligne Warburton, Faletau, Tipuric et le vétéran Alun-Wyn Jones, récemment promu capitaine. L’effectif gallois n’a rien à envier aux autres grosses nations mais certains de ses joueurs majeurs semblent en retrait tels George North, victime de KO répétés, et Jamie Roberts, un peu vieillissant.

Les Ospreys, meilleure province galloise, réussissent bien en Pro 12 cette saison (10 victoires pour 3 défaites) mais ne disputent pas la Champions Cup ce qui leur donne un net avantage sur leurs principaux adversaires (Munster, Leinster, Ulster, Warriors). Il est donc assez difficile de juger du niveau réel et de l’état de forme de nombre d’internationaux gallois (Warburton, Biggar, …) qui n’ont pas eu à faire face à une forte adversité cette saison. Avec un calendrier « boom or bust » (réceptions de l’Angleterre et de l’Irlande, déplacements en France et en Ecosse), nous ne voyons pas le Pays de Galles être la bonne surprise de la compétition.

Le tentaculaire Alun-Wyn Jones

Nos conseils

L’équipe de Janusport vous conseille deux bets à prendre dès maintenant :

2u sur l’Angleterre et l’Irlande finissent aux deux premières places @ 2.25 sur PMU

  • Malgré quelques absences côté anglais et un calendrier difficile pour les Irlandais, nous estimons que ces nations européennes évoluent un cran au-dessus de leurs homologues.

2u sur l’Ecosse bat le Pays de Galles @ 2.15 sur PMU

  • Le H2H est défavorable au XV du Chardon mais les bonnes dispositions montrées lors de la tourné d’automne et la forme des joueurs écossais en clubs nous incitent à leur faire confiance sur ce match.

L’équipe de Janusport vous prodiguera évidemment ses conseils à chaque journée de la compétition.